Et si la lumière était « thérapeutique » ?

Serait-ce le blues hivernal ? Cette déprime, qui se traduit la plupart du temps par une baisse d’énergie, une fatigue récurrente, des soucis de concentration et une diminution des envies et désirs pour quoi que ce soit. C’est parti pour un bain de lumière !

La première fois que j’ai entendu parler de luminothérapie, ce fut dans un « bar à soleil »… c’était en Laponie il y a 25 ans…

Mais de quoi s’agit-il ?

Les habitants des pays nordiques sont dans une zone du globe qui ne reçoit pas de lumière solaire en hiver. C’est-à-dire, qu’ils vivent 2 mois entiers sans soleil, ce qui engendre un grand nombre d’insomniaques et de cas de dépressions durant cette période. Comment font-ils pour surmonter ce manque ? Il a été démontré scientifiquement que vivre en absence d’exposition solaire est nocif pour la santé. Les pays concernés par un faible taux d’ensoleillement ont fait l’objet de mises en garde importantes, ce qui a amené les autorités à mettre en place différents systèmes et différentes infrastructures pour compenser ce manque d’ensoleillement.

Les recherches scientifiques montrent qu’avec des hivers et des nuits presque interminables, le taux le plus élevé de suicide est en Suède et en Norvège durant les saisons hivernales. Au Canada, environ 18 % des populations sont sujets à une déprime hivernale. Vous l’aurez donc compris, les « bars à soleil » sont des cafés qui proposent à leurs clients des séances de luminothérapie… au lieu et place de la tasse à café, vous retrouvez devant un panneau lumineux dont la lumière est proche du spectre solaire. Un vrai bain de lumière !

La luminothérapie ?

Cela consiste à exposer les yeux à une lumière d’intensité et de spectre lumineux spécifique proche de la lumière solaire. À la base, elle est utilisée comme traitement psychiatrique proposé pour la dépression et l’insomnie.

L’usage thérapeutique de la lumière naturelle en médecine remonte à la fin du XIXe siècle. Son effet remarquable sur la stimulation du système immunitaire et la lutte aux infections provoqua le développement des premières techniques de luminothérapie, récompensées, en 1903, par le prix Nobel de physiologie ou médecine remis au médecin danois Niels Ryberg Finsen. En France, la technique s’est popularisée dans les années 1920, entre autres par Jean Saidman, créateur de fameux solariums tournants à Aix-lesBains, Vallauris et Jamnagar (Inde), ainsi que les frères Biancani.

À raison d’une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, l’état de dépression saisonnière disparaît en moins de 15 jours.

Quelle prévention mettre en place pour lutter contre cette « déprime hivernale » ?

Le principe est simple : il suffit d’exposer son organisme à une lampe spécialement étudiée pour offrir un maximum de lumière. Certains hôpitaux sont équipés pour proposer ainsi des séances de luminothérapie : soit les patients viennent dans l’établissement, soit ils se font prêter une lampe portative. L’efficacité de ce traitement de luminothérapie est avérée ! À raison d’une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, l’état de dépression saisonnière disparaît en moins de 15 jours. Des cures de lumière préventives peuvent aussi balayer le coup de blues avant qu’il ne vienne noircir vos pensées.

Nos Conseils :

Les séances de luminothérapie ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale mais on peut les faire chez soi, grâce à des lampes spécifiques.

Il en existe deux types :

• la lampe classique de luminothérapie, qui est un éclairage de bureau utilisable comme lampe de travail et appareil de traitement. Elle permet

de s’exposer à une forte luminosité, sans perturber le cours de la journée.

• le « simulateur d’aube », qui permet de simuler le lever et le coucher du soleil.

Il remplace le « signal » manquant à notre organisme lorsque l’on se lève et qu’il fait encore nuit, et permet ainsi un lever plus en douceur et agréable. Il ne permet cependant pas de combattre les vraies dépressions saisonnières.

Avant toute utilisation de ces lampes, il faut demander l’avis d’un médecin et consulter un ophtalmologue, si vous souffrez de pathologies oculaires, car les ampoules ont une forte intensité (au minimum 2 500 lux*). Enfin, il faut toujours se placer au moins à un mètre de l’appareil.

Comptez en moyenne pour une lampe de luminothérapie entre une vingtaine d’euros jusqu’à plusieurs centaines d’euros ! Alors faites le bon choix et n’hésitez pas à vous faire conseiller par des professionnels.

En conclusion, profitez de la lumière du jour pour vous ressourcer et faire par la même occasion quelques minutes d’exercice quotidiennement ! Souvenez-vous : 30 minutes par jour suffisent !

* Pour ne pas perturber notre équilibre interne, nos yeux doivent recevoir un niveau de luminosité diffusé par le soleil d’au moins 2 000 lux (unité de mesure de la lumière). En hiver, ce niveau n’est que de 500 lux, ce qui provoque, chez certaines personnes, de la fatigue et un manque de force. Cela entraîne alors une hyperphagie pour les sucres, une prise de poids et une hypersomnie.

QUELQUES CHIFFRES :

Les recherches scientifiques montrent qu’avec des hivers et des nuits presque interminables, le taux le plus élevé de suicide est en Suède et en Norvège durant les saisons hivernales. Au Canada, environ 18% des populations sont sujets à une déprime hivernale.

Certains individus sont plus touchés par ce problème. C’est le cas de 3 % à 8 % dans les pays du nord, dont une grande partie sont des femmes.

Avec des jours très courts, où en moyenne le soleil n’apparaît que 27 h durant tout le mois de décembre (dans la ville de Helsinki) contre 53 h à Paris (pour 240 h en moyenne au mois de juillet), le rythme des habitants se ralenti, vivant presque dans le noir durant le mois.

Les symptômes du « blues hivernal » (extrait de « Soif de lumière »)

Quand le soleil se fait rare, ne ressentez-vous jamais une baisse sensible et générale de votre énergie vitale, de votre productivité, de vos performances physiques et/ou intellectuelles et de votre créativité ?

Et ne constatez-vous pas, parallèlement à cette  » baisse générale de régime « , une augmentation de votre besoin de sommeil, la montée en puissance d’une envie insatiable et irrésistible de grignoter un peu n’importe quand, et n’avez-vous pas un besoin inhabituel de manger de grandes quantités de féculents et de mets sucrés ? Si tels sont vos  » symptômes M quand vous manquez de lumière solaire, c’est que vous faites partie des 20 % d’Européens souffrant aux changements de saisons de ce qu’on appelle couramment le blues hivernal, et, scientifiquement, le SAD (Saisonal Affective Disorder) ou, en français, le THS (Trouble de l’humeur saisonnier). Ce syndrome est connu depuis l’Antiquité, mais c’est en 1973 qu’une équipe de chercheurs du NIMH (National Institute of Mental Health) a mis au point une technique de soins, consistant à se placer chaque matin, pendant 20 minutes environ, devant un panneau lumineux dont la lumière est proche du spectre solaire. Ainsi naquit la luminothérapie !

Les résultats sont immédiats et étonnants !

La maltraitance des personnes âgées: un tabou à faire tomber

Tous les 15 juin, la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées permet de mettre en avant ce phénomène tabou, méconnu mais bien plus régulier que l’on peut le croire.

Il existe un numéro vert gratuit permettant de signaler les cas de maltraitances : le 3977. C’est le numéro de la Fédération 3977 contre la maltraitance.

En 2016, il y a eu plus de 29.000 appels sur cette plateforme nationale et les 55 centres d’écoute. Ce chiffre vous paraît élevé ? La réalité est bien pire ! S’il n’existe pas d’études sur ce sujet, Michèle Delaunay en 2013 avançait le chiffre de 600.000 seniors victimes de maltraitance. L’OMS quant à elle estime que 1 personne âgée sur 10 est victime de maltraitance et que seul 1 cas sur 24 est notifié.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon lors de la Journée mondiale de 2016 avait déjà invité « les Etats membres et à la société civile à faire preuve d’une plus grande détermination et à redoubler d’efforts pour éliminer toute forme de violences et de mauvais traitements contre les personnes âgées. »

Mais qu’entend-on par « Maltraitance » ?

La maltraitance est « un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime ».

La maltraitance est principalement psychologique : humiliations, insultes, menaces. Mais il existe aussi des cas de maltraitances physiques et sexuelles. N’oublions pas les abus financiers, qui ne sont pas que de la responsabilité de sociétés de démarchage ou d’artisans peu honnêtes : la famille de la personne âgée est aussi responsable, parfois sans s’en rendre compte.

En plus de ces cas de maltraitances disons volontaires, il existe tout un champ de maltraitance dite passive : les cas de négligences, que ce soit par manque de connaissance, par épuisement de l’aidant, par manque de temps. Ce type de maltraitance n’est pas intentionnelle mais est assez courante.

Au fil des informations télévisées ou dans la presse écrite, nous entendons régulièrement parler de cas de maltraitance dans les services d’hébergement des personnes âgées. Mais cela biaise la réalité : si ces cas sont mis en avant car souvent extrêmes et sur un grand nombre de seniors, 70% des cas de maltraitance ont lieu au domicile des personnes et dans 50% des cas le maltraitant est un membre de la famille (même si dans ce cas, la maltraitance est très majoritairement une maltraitance passive non intentionnelle). Les établissements sont au contraire un moyen de protection de la personne âgée contre la maltraitance. En revanche, l’isolement de la personne est un facteur aggravant de la maltraitance.

Il est temps de briser le tabou et d’éliminer la maltraitance. N’hésitez pas à appeler le 3977, que vous soyez une victime de maltraitance ou une personne ayant peur de faire preuve de maltraitance envers une personne âgée : les psychologues du 3977 vous aideront, vous conseilleront et vous écouteront de manière bienveillante.

L’audition et la surdité

L’audition, si elle permet la communication, a également une fonction très importante dans la structuration du temps et de l’espace chez l’individu. C’est aussi en partie grâce à elle que nous pouvons être vigilants, en alerte.

En outre, elle peut être source de plaisir (musique, chants des oiseaux, mots doux…).

Comment fonctionne l’audition ?

L’oreille peut être divisée en 3 parties :

-l’oreille externe (pavillon, conduit auditif)

-l’oreille moyenne (le tympan et les osselets)

-l’oreille interne (la cochlée et le nerf auditif)

L’onde sonore pénètre dans l’oreille. Elle est transmise d’abord par une action mécanique (la vibration est conduite par le tympan et les osselets), puis neurologiquement (l’information, transformée en influx nerveux, est transmise par le nerf auditif aux aires du cerveau).

La surdité peut toucher ces différentes parties de l’oreille. On parlera alors de surdité de transmission (atteinte de l’oreille externe ou moyenne) ou de perception (atteinte de l’oreille interne).

La surdité peut avoir des causes différentes (hérédité, maladies, bruit, vieillissement…). Elle peut être plus ou moins importante (surdité légère, moyenne, sévère, profonde).

Enfin, elle peut être congénitale (de naissance), ou acquise.

Il existe donc tout un faisceau de surdités, dont les conséquences sur l’audition sont différentes.

Certains signes peuvent alerter :

– les bruits paraissent étouffés,

– la musique, la parole à la TV paraissent déformées,

– la personne fait souvent répéter,

– parfois certains sons sont douloureux, font sursauter, ou sont déclarés insupportables (mais sont déclarés « normaux » pour l’entourage),

– l’environnement devient comme plus bruyant, fatigant, difficilement supportable, «tout va trop vite»,

– la sonnette n’est pas toujours entendue,

– les communications téléphoniques sont plus difficiles.

Il peut alors être utile de consulter un ORL, qui réalisera un audiogramme (mesure de l’audition).

Si un appareillage s’avère nécessaire, il sera choisi notamment en fonction des caractéristiques de la surdité.

Il existe plusieurs types d’appareillages :

-la prothèse conventionnelle avec contour d’oreille, mise en place et réglée par l’audioprothésiste

-les implants à ancrage osseux

-les implants cochléaires

La surdité, surtout si elle est congénitale, a d’importantes répercussions sur le langage, tant sur le plan de l’expression que de la compréhension. Une prise en charge pluridisciplinaire souvent longue et intensive sera indispensable.

Il existe cependant des façons d’aider une personne malentendante à communiquer plus aisément, comme par exemple lui faciliter la lecture labiale, ne pas crier, avoir un débit pas trop rapide, une articulation naturelle et une attitude expressive.

Aujourd’hui en France, il existe plus de 5 millions de malentendants, dont presque 400 000 sourds profonds.

L’été avec les huiles essentielles

L’été, vous pouvez compter sur les huiles essentielles pour prendre soin de vous, même en vacances: pour apaiser votre peau échauffée par le soleil, pour éloigner les moustiques, pour lutter contre le mal des transports ou simplement vous détendre.

Parer aux coups de soleil

L’été, quel plaisir de lézarder en terrasse ou sur la plage !

Mais attention au rayonnement ultraviolet : 25 minutes d’exposition suffisent pour virer écrevisse. La solution ? Se protéger à l’aide d’une crème solaire à indice élevé, évidemment. Mais pas seulement. Il faut aussi avoir préparé sa peau à affronter les UV.

En prévention

De 15 jours à 3 semaines avant le départ, tartinez-vous d’un mélange de 20 gouttes d’huile essentielle de carotte, diluées dans 100ml d’huile d’amande douce. Cette préparation va stimuler la mélanogenèse, à savoir la production de mélanine, le pigment qui protège la peau des rayons du soleil. En prime, elle apporte de l’éclat et colore légèrement l’épiderme. De quoi arriver déjà hâlée en vacances !

En traitement

Si votre peau est rouge, chaude et hypersensible au toucher, faites pénétrer doucement sur les zones brûlées une préparation contenant 2 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic diluées dans une noix de gel d’aloe vera. Rien de tel pour apaiser la sensation de feu et aider l’épiderme à se régénérer. Pensez à renouveler l’application toutes les heures pendant 2 ou 3 jours.

Tenir les moustiques à distances

Ces petites bêtes sont un véritable fléau. Heureusement, des solutions existent pour les tenir à distance et, si c’est trop tard, soulager leurs piqûres.

En prévention

Vous avez une peau à moustique ? Cette année, ils iront voir ailleurs si vous utilisez l’huile essentielle d’eucalyptus citronné. Son parfum est si fort qu’il masque l’odeur du corps humain et désoriente la femelle, seule responsable des piqûres. Parmi les stratégies possibles, vous avez le choix entre : en verser 15 gouttes dans un diffuseur, en déposer 5 gouttes sur un mouchoir à placer dans votre chambre et celles de vos enfants de plus de 7 ans, ou en mélanger 1 goutte à une noix de crème corporelle.

En traitement

Ayez le réflexe lavande officinale. Grâce aux propriétés apaisantes et anti-inflammatoires de son huile essentielle, 1 goutte appliquée au plus vite sur le bouton calmera efficacement les démangeaisons.

A répéter toutes les heures jusqu’à soulagement complet. Si l’attaque est étendue, diluez 6 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile végétale (3 gouttes pour un enfant entre 7 et 12 ans). Cette préparation fonctionne également pour calmer les brûlures et/ou les démangeaisons dues aux piqûres d’orties, de méduses, de vives et d’aoûtats.

En finir avec le mal des transports

Généralement, une heure à peine d’autoroute suffit pour que vous ressentiez nausées, vertiges et mal de tête…

En prévention

La veille du départ, avalez 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée (à réserver aux plus de 15 ans), dont les vertus anti-nauséeuses ont été reconnues par l’Organisation mondiale de la santé. Le jour J, renouvelez la prise 30 minutes avant le départ. Chez les enfants, utilisez cette huile essentielle en massage: dans une 1/2 cuillerée à café d’huile végétale, versez 2 gouttes pour les petits (7-10 ans), 3 gouttes pour les plus grands (10-15 ans). Ce mélange s’applique par légers mouvements circulaires sur l’abdomen 30 minutes avant de les faire monter en voiture, en avion ou en bateau.

En traitement

Si les à-coups (ou le roulis) ont fini par avoir raison de votre oreille interne, avalez sans tarder 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée associée à 1 goutte d’essence de citron jaune, aux vertus rafraîchissantes. Ce cocktail devrait apaiser votre malaise en quelques minutes. Pour mettre un terme aux plaintes désespérées de vos petits en proie aux nausées, déposez 1 goutte d’essence de mandarine directement dans leur bouche. A renouveler toutes les 2 heures en cas de besoin.

Dire adieu à la lucite estivale bénigne

Chaque année, 10% des adultes sont touchés par cette allergie solaire. Environ 48 heures après la seconde exposition au soleil, des petits boutons rouges et des plaques font leur apparition sur les bras et le buste. Si cette réaction disparaît en 5 à 10 jours, elle reste inesthétique et surtout, démange énormément. Heureusement, il est possible de la prévenir ou d’accélérer sa guérison.

En prévention

De 3 semaines à 1 mois avant de vous exposer, renforcez votre peau contre les assauts des UV grâce à l’huile essentielle de géranium rosat. Ses propriétés anti-infammatoires sauront mettre votre épiderme sous haute protection. Diluez-en 25 gouttes dans 50 ml d’huile végétale de rose musquée riche en carotène et appliquez-la une fois par jour sur les zones à risque.

En traitement

Démangeaisons, plaques rouges et sensations de brûlure sont autant de symptômes que traite l’huile essentielle de lavande aspic, aux vertus anti-infammatoires, antiprurit, antalgiques et cicatrisantes. Versez-en 2 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile d’amande douce et appliquez chaque soir cette préparation sur les zones touchées. Renouvelez l’application durant toute la durée de l’ensoleillement.

Garder des jambes légères

L’été, nos jambes ne sont parfois pas à la noce ! Lourdeurs, douleurs, gonflements, fourmillements… Selon une étude Taylor Nelson-Sofres (2013), 55% des femmes de plus de 30 ans ressentent régulièrement ces désagréables sensations liées à l’insuffisance veineuse.

En prévention

Deux semaines avant le départ, donnez un coup de fouet à la circulation sanguine. Mélangez 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, aux effets toniques veineux, dans 1 cuillerée à café d’huile végétale (amande douce, macadamia…) et massez-vous chaque jour avec ce cocktail en procédant par mouvements ascendants des chevilles vers les cuisses.

En traitement

Démangeaisons, plaques rouges et sensations de brûlure sont autant de symptômes que traite l’huile essentielle de lavande aspic, aux vertus anti-inflammatoires, antiprurit, antalgiques et cicatrisantes. Versez-en 2 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile d’amande douce et appliquez chaque soir cette préparation sur les

Dès l’apparition des premières sensations de lourdeurs ou de gonflements, faites circuler le sang avec l’huile essentielle de cyprès. Ses propriétés vasoconstrictrices et décongestionnantes aident à lutter contre l’oedème et la stase veineuse. Il suffit de 10 gouttes diluées dans 1 cuillerée à soupe d’huile végétale, à faire pénétrer matin et soir en allant des chevilles vers les cuisses. Si, en fin de journée, vous avez les pieds et les jambes fatigués, vous pouvez également mélanger 10 gouttes de cette huile essentielle à du lait en poudre et verser le tout dans une bassine d’eau fraîche. Il suffit ensuite d’y plonger les pieds…Idéal pour se délasser !

Quels sont les aliments qui renforcent les défenses de l’organisme ?

En plus de la quantité de calories nécessaire à une alimentation appropriée, la question de la nutrition et des défenses immunitaires interroge sur la capacité de certains aliments à renforcer de manière spécifique les défenses de l’organisme.

La vitamine A : on la trouve dans le foie de volaille et le foie de veau, mais aussi dans les carottes, le potiron et la laitue. Une alimentation normale et équilibrée couvre normalement ces besoins. Elle est utile à la multiplication des cellules de l’immunité et à la fabrication d’anticorps.

La vitamine C : présente dans le poivron, le citron, l’orange (pressée), les fruits rouges et le kiwi. Elle peut être largement consommée. Ses propriétés sont anti-oxydantes, c’est-à-dire qu’elle protège les globules blancs, autre nom des lymphocytes, de groupements d’atomes d’oxygène libres (aussi appelés radicaux libres) qui détruisent les chromosomes. Elle aide à la fabrication d’interféron, petite molécule nécessaire à la lutte contre les infections virales.

La vitamine D : cette vitamine qui est en réalité une véritable hormone a de multiples fonctions. Son action sur la fixation du calcium sur l’os est la plus connue. La vitamine D aide également au développement et à la maturité de certains globules blancs en particulier les lymphocytes T. Elle semble également réguler la réponse inflammatoire afin que celle-ci ne dépasse pas son but et n’entraîne pas une inflammation chronique. La principale source de vitamine D est la peau sous l’effet des rayons du soleil, mais cette production diminue avec l’âge. On en trouve également dans les poissons séchés (huile de foie de morue, hareng fumé, saumon). Actuellement chez la personne âgée, on propose volontiers un apport de vitamine D sous forme de supplément dans le cadre de la lutte contre l’ostéoporose.

Le cuivre : ce métal est utile à l’action des macrophages qui vont capter puis éliminer de nombreux produits toxiques du métabolisme. On le trouve dans les poissons séchés, le pain de mie aux céréales, le foie de veau cuit. Une alimentation équilibrée couvre les besoins de l’organisme.

Le Fer : utile à de nombreux métabolismes, il est surtout présent dans les apports de protéines animales (viande ou poisson). Il existe également un fer végétal, trouvé dans les épinards, mais qui est moins bien absorbé. Son manque peut entraîner une anémie avec pâleur et surtout une fatigue persistante. Les pertes de fer peuvent être insidieuses, c’est pourquoi il est conseillé de vérifier son taux de fer devant des signes même discrets.

Sélénium : il est connu pour ses propriétés anti-oxydantes. Il intervient dans la mobilisation de groupes de cellules comme les lymphocytes. Il est présent dans le jaune d’œuf, le thon, l’emmental et le jambon cuit. Sa carence peut être responsable d’insuffisance cardiaque dans des zones totalement dépourvues en sélénium, mais une alimentation équilibrée permet un apport suffisant

Zinc : métal participant en tant qu’oligoélément à la lutte contre l’infection en intervenant dans le métabolisme des cellules immunitaires. Il protège également les cellules et leur membrane contre l’agression des radicaux libres. On les trouve dans les huîtres, le foie de veau ou le pain de seigle en particulier.

Au delà de ces quelques nutriments pour lesquels des études expérimentales ont montré une action spécifique sur l’immunité, c’est la qualité générale de l’alimentation qui préserve les capacités de défense contre les infections. Chez la personne âgée, et en général dans la population, l’apport calorique journalier ne doit pas être inférieur à 2 200 calories, comprenant une proportion de protéines de 1 g / Kg / j au moins. En cas d’infection, de stress ou d’intervention chirurgicale, il faudra rapidement augmenter la ration journalière de protéines afin de combler les pertes dues à la cicatrisation ou à la réaction de stress.

En synthèse, on peut retenir la nécessité d’une alimentation variée comprenant en particulier du poisson, du foie de veau et des fruits variés afin d’apporter l’essentiel des nutriments spécifiques.

Quel est le niveau optimal d’apport protéique chez la personne âgée ?

Les protéines sont essentielles au bon fonctionnement du corps « />

Les protéines représentent le nutriment essentiel à l’intégrité de l’organisme. Elles sont surtout présentes dans la viande, le poisson, les œufs, le lait et ses dérivées et certains végétaux comme les lentilles ou le quinoa.

Alors que les glucides et les lipides représentent respectivement de l’énergie à utilisation à court et à moyen terme, les protéines représentent les murs, le toit et autres équipements qui construisent et constituent le corps. De manière plus précise, les organes sont construits avec les protéines, et les muscles, comme tout le métabolisme cellulaire, utilisent les protéines. Le système immunitaire est également tributaire d’une quantité de protéines suffisante pour que les productions d’anticorps et de cellules qui servent à la défense de l’organisme puissent être suffisantes en quantité, et que ces moyens de défenses soient adaptés en qualité. Des recommandations sont émises par de grandes agences de différents pays pour définir ce que doit être une alimentation de bonne qualité. En France, et ceci est partagé par la plupart des pays occidentaux, le besoin essentiel de protéines est de 1g/Kg de poids /jour. Les apports alimentaires recommandés prennent comme repère les besoins minima couvrant 98 % des individus d’une population (+2 déviations standard). Mais est-ce que cette définition convient aux personnes âgées ?

La quantité d’apports alimentaires recommandée se fonde, dans son calcul, sur la quantité minimum de protéines utile pour que l’organisme ne perde pas de protéines. C’est-à-dire qu’il est situé au point d’équilibre avec les pertes protéiques normales et obligatoires dues au fonctionnement de l’organisme, chez un sujet jeune en bonne santé.

Or, de nombreuses personnes âgées présentent une maladie chronique évolutive qui augmente les pertes protéiques et, lors d’un événement aigu (chute, fracture, infection), les pertes protéiques sont nettement majorées et, malgré une convalescence, la récupération du stock de protéines est incomplète, laissant une masse protéique moindre. Les épisodes répétés d’événements aigus vont progressivement décrire une descente en « marches d’escalier » aboutissant à une perte de protéine définitive en quantité et en fonction, dénommée « sarcopénie ». Au regard de ce risque, il faudrait que les personnes âgées puissent non seulement maintenir l’apport de protéines de sujets plus jeunes, mais encore augmenter notablement l’apport de protéine au moment des événements aigus. Or, de nombreux facteurs gênent l’ingestion de protéines chez la personne âgée. Ainsi, il est nécessaire d’augmenter la valeur des besoins protéiques recommandés chez le sujet âgé et d’être vigilant sur l’alimentation en protéines de toutes les personnes âgées.

La santé et le réveillon

Réussir le réveillon sans inconfort, c’est comme la valse, composé de trois temps : avant, pendant et après le repas.

Le repas du midi, le jour du réveillon, doit être pris sans restriction. Le dîner étant tardif, toute faim prématurée se traduirait par un grignotage d’apéritif. Pour affronter les libations dans de bonnes conditions pour le foie, des recettes sont souvent rapportées, non sans logique mais sans preuves scientifiques. On peut citer : une cuillerée d’huile d’olive à jeun, un œuf gobé ou un jus de citron mélangé à de l’eau. Ce dernier est le moins calorique.

Pendant le repas, tout peut être goûté avec plaisir et mesure. Il est vrai que le saumon n’impose pas le beurre, ni les fruits de mer la mayonnaise. Nul n’est besoin de remplir trop l’assiette, ni de se resservir. Le mélange de vin embrouille tout et l’eau est ce qui désaltère le mieux.

Après le repas et avant de se coucher, les idées sont nombreuses, de l’infusion de gingembre, de fenouil ou d’estragon, en passant par le charbon végétal en pastille ou mêlé à un verre d’eau, sans oublier la traditionnelle citrate de bétaïne.

Au-delà de ces quelques conseils, les fêtes sont avant tout lieu de plaisir partagé, de rencontres et de rires : les trois ingrédients de la santé du corps et de la pensée. Après ce mois de novembre de tension collective, accordons-nous une pause dans toutes les exigences que chacun veut parfois s’imposer, et de la tempérance dans les habitudes que l’on s’inflige.

Alors bonnes fêtes de fin d’année en santé !

Pourquoi faut-il manger des protéines ?

Souvent, lors d’une convalescence après une intervention chirurgicale, chez une personne âgée qui perd du poids ou lors d’un traitement lourd

comme par exemple pour traiter un cancer, le médecin recommande une alimentation riche en protéines.

Les protéines sont des constituants indispensables au fonctionnement de l’organisme. Ils sont en quelque sorte les briques de notre maison. Grâce aux protéines, nous pouvons réparer nos organes, fabriquer des molécules indispensables au fonctionnement de tout notre corps. Sous nos contrées, la perte de protéines est due le plus souvent à une consommation des protéines par notre corps (hypercatabolisme) du fait d’une maladie, ou du stress lié à un traitement important. Les personnes âgées ne mangent pas suffisamment de protéines dans leur grande majorité et c’est sûrement une des causes de leur fragilité.

Les protéines sont présentes dans les viandes, les poissons et tous les dérivés du lait. Il ne faut pas hésiter à enrichir en protéines les aliments que l’on prend : par exemple en mettant du lait en poudre dans les soupes. Les compléments alimentaires qui apportent des protéines ne doivent être utilisés que dans certaines conditions particulières et quand il est impossible de manger les protéines de la viande et du poisson de manière habituelle.

Odorat et goût : une évolution avec l’âge

« Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger », cette citation de Socrate reprise dans l’Avare de Molière mettait en avant le fait qu’il ne faut pas passer son temps à manger. Au départ, manger est une nécessité de survie.

C’est aussi un acte social, alliant nourriture terrestre et de l’esprit. Mais l’acte de se nourrir est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

La saveur, l’odeur, le goût d’un aliment sont autant de complexes polysensoriels faisant appel à des sensations à la fois gustatives, olfactives, visuelles, auditives et thermiques, c’est-à-dire nos 5 sens.

Cependant, les deux sens intervenants de façon majoritaire dans l’ingestion et la dégustation d’un aliment sont le goût et l’odorat, l’alliance de ces deux sens faisant de l’acte de se nourrir un acte de plaisir et d’épicurisme, et ce dès la vie intra-utérine.

Le goût, si précieux dans la construction des futures préférences alimentaires, est sujet à de nombreuses agressions : effets médicamenteux, hygiène dentaire, infections ORL… Le goût est une véritable émotion, vecteur de sensation. à travers notre histoire, notre vécu, nos expériences et notre évolution, il se modifie en même temps que nous vieillissons, en s’estompant. Pour autant, il est essentiel de conserver une alimentation aussi variée que possible.

Nous sommes capables de détecter, de différencier, d’apprendre, d’appréhender un nombre infini d’odeurs, tout au long de notre vie, agréables ou non, reliées à des souvenirs d’enfance ou encore à une vie passée. Mais les saveurs alimentaires sont intimement liées à leur odeur. Perdre l’odorat, c’est donc aussi perdre la saveur des aliments, et de ce fait, le plaisir de manger. L’acte de se nourrir en est ainsi réduit à l’assouvissement d’un simple besoin naturel.

Les bourgeons du goût, situés dans les papilles de la langue, contiennent des récepteurs gustatifs permettant de discerner respectivement le sucré, le salé, l’acide et l’amer.

Quand on goûte un aliment, il se mélange à la salive et pénètre dans ces bourgeons. Ces derniers sont reliés à des fibres nerveuses qui vont transmettre l’information au cerveau. Après analyse, le cerveau reconnaît par exemple, si le goût est plutôt sucré ou salé. En revanche, il ne peut pas savoir s’il s’agit de chocolat ou de caramel, il a besoin d’autres indices provenant du sens de l’odorat ou celui de la vision.

Le goût est ainsi peu dissociable de l’odorat… Il est une sensation multisensorielle. Les yeux fermés ou le nez bouché, il est difficile de faire la différence entre des substances proches. En fait, la reconnaissance des aliments repose sur leur saveur, combinaison de goût, d’odeur, de texture (sensation de contact) et éventuellement de température.

La sensibilité olfactive diminue avec l’âge. à 80 ans, 80% des sujets présentent un dysfonctionnement du système olfactif ou dysosmie et 50% sont «anosmiques» (perte totale de l’odorat). Nous perdons non seulement la sensibilité olfactive, mais également la capacité à distinguer les odeurs. Il en est de même pour le goût. Ainsi, la saveur sucrée est celle qui perdure le plus longtemps, d’où l’attrait des personnes âgées pour cette saveur.

Le goût et l’odorat sont des facteurs essentiels de la régulation de l’appétit. à partir de 50 ans, le vieillissement physiologique entraîne une modification de ces deux sens, altérant la détection des saveurs et le plaisir de manger, ayant pour conséquence une modification du comportement alimentaire pouvant aboutir à la dénutrition. La vigilance doit donc être particulièrement accrue. La prise en charge nutritionnelle et les conseils diététiques revêtent alors toute leur importance afin de faire du repas un réel moment de plaisir.

Les épices et les aromates

Nos cinq sens jouent un rôle important lorsque nous mangeons.

Ils nous permettent d’apprécier les qualités organoleptiques d’un plat, c’est-à-dire :

– s’il est appétissant lorsqu’on le regarde (la vue)

– s’il dégage un parfum agréable (sens olfactif)

– son goût (sens gustatif)

– sa texture en bouche (le toucher)

– le son qu’il émet lorsque nous le préparons ou que nous le mangeons (ex : croquer dans une pomme ou couper du pain… donc l’ouïe)

Ajoutés dans un plat, les épices et les aromates nous permettent de relever son goût (sens gustatif) et sa saveur (sens olfactif). Ils participent à améliorer les qualités organoleptiques du plat et à prendre du plaisir à manger. Grâce à un large choix d’épices et d’aromates, ils permettent une multitude de combinaison, et contribuent à la variété dans nos assiettes. Le tout est de connaître les associations qui fonctionnent !

On leur prête également des vertus médicinales, dues à leur propriété antioxydante grâce aux composants qu’elles renferment. Même si leurs effets sur la santé reste cependant négligeables car nous en consommons en petites quantités, ils ont tout intérêt à être dans nos assiettes !

Petit tour d’horizon des épices et aromates et de leur utilisation en cuisine :

Bouquet garni : donne du goût aux plats mijotés, en sauce ou au court bouillon. Associer des feuilles de laurier, des branches de thym, quelques brins de persil et attacher le tout avec de la ficelle de cuisine.

Oignon piqué de clous de girofle : donne du goût à vos viandes bouillies (ex : pot au feu…)

Herbes de Provence : idéales pour les grillades (viande ou poisson), pour les viandes et légumes poêlés.

Mélange 4 épices : pour les viandes en sauce (ex : tajine), gâteaux, pain d’épices

Cannelle : donne du goût à vos gâteaux, sablés, riz au lait, compote de pommes

Citronnelle : pour les marinades ou les soupes asiatiques. S’utilise aussi pour les volailles ou les poissons avec du lait de coco.

Aneth : s’accommode avec le poisson (ex : saumon grillé ou en papillote), le concombre

Basilic : s’accommode avec la tomate (ex : gaspacho ou sauce tomate), le poisson

Estragon : avec la volaille, la carotte, le poisson

Persil : pour assaisonner le taboulé, la salade, les crudités, le poisson

Curry : c’est un mélange d’épices, idéal pour les poissons ou la dinde et la fondue de poireaux

Thym : donne du goût à vos pommes de terres rissolées ou avec du fromage de chèvre

Menthe : pour assaisonner le taboulé, la salade de fruits, dans les smoothies, elle se marie très bien avec la fraise

Gingembre : pour les marinades, le poisson, la viande

Noix de muscade : assaisonne la sauce béchamel ou les fromages et à la purée de pommes de terre.

Quelques conseils d’utilisation :

– Pour les cuissons longues : préférer les épices en graines ou entières.

– Pour les cuissons rapides : préférer les épices en poudre ou moulues.

– Ajoutez par petites quantités dans vos plats, puis goûtez avant d’en rajouter si besoin.

– Les épices et aromates se conservent à l’abri de la lumière dans un endroit sec et frais pour qu’ils conservent toute leur saveur.

– Vous pouvez également congeler vos herbes aromatiques fraîches. Bien lavées et séchées à l’aide d’un papier absorbant, placez-les dans un sac hermétique allant au congélateur.

Faciles à conserver, les épices et aromates assaisonnent les plats et contribuent au plaisir gustatif et olfactif. Elles remplacent avantageusement le sel, donc n’hésitez pas à les utiliser.