La méthode Feldenkrais

La méthode Feldenkrais est une pratique corporelle basée sur l’analyse du schéma corporel et son exploration par le mouvement.

Cette méthode, dite d’éducation somatique, conçoit la personne comme un ensemble où corps, pensées, émotions, affects sont indissociables.

Considérant le mouvement comme le meilleur moyen pour prendre conscience de nos manières d’agir et d’être, son inventeur Moshé Feldenkrais déclarait ceci : « rendre l’impossible possible, le possible agréable, l’agréable esthétiquement satisfaisant ».

L’apprentissage de la méthode permet à chacun, au travers de mouvements subtils et délicats, d’évoluer et d’influer sur sa santé, son équilibre psychique et physique.

Techniquement, les fondements de la méthode s’appuient sur le mouvement du corps depuis l’observation des forces gravitaires qui le traversent, les facultés d’apprentissage du système nerveux central et puisent certains principes fondamentaux dans les arts martiaux, notamment le judo.

Son inventeur, ingénieur en mécanique, docteur en physique et judoka a accordé une attention particulière au mouvement du corps en relation avec la gravité, et les notions de transfert de poids, d’appui, d’équilibre sont spécifiquement explorées.

Des résultats d’études récentes*, conduites en Australie, permettent d’affirmer l’efficacité de la méthode pour l’amélioration de l’équilibre.

Il y a plusieurs manières de penser l’équilibre : statique ou dynamique. Moshé Feldenkrais parle de stabilité dynamique. Son intuition est d’interroger le rôle du système nerveux central dans l’élaboration du geste et de travailler à l’endroit de la commande motrice. Il observe que nos habitudes et la répétition des tâches quotidiennes stimulent toujours les mêmes circuits et que certaines possibilités sont progressivement mises de côté. Ces oublis entraînent progressivement des pertes de mobilité, des limitations, allant parfois jusqu’au risques de chutes ou des sensations de vertige.

Pour ouvrir le répertoire de nos gestes, la méthode propose des situations d’apprentissage variées qui stimulent les fonctions de reprogrammation. Elle nous invite à apprendre quelque soit notre âge et affirme que notre potentiel d’action est souvent bien plus vaste que ce que nous croyons ou sentons.

Parce qu’elle est un moyen de retrouver de l’aisance dans les mouvements de la vie quotidienne, de construire une meilleure image de soi, de retrouver de la confiance et de l’autonomie dans les déplacements, la méthode Feldenkrais se révèle un outil très adapté à l’accompagnement des seniors. Elle peut aussi chez les personnes de grand-âge favoriser le maintien à domicile.

Une leçon de Méthode Feldenkrais propose l’exploration d’un thème de mouvement comme par exemple, passer de la position allongée à assise, mobiliser les chevilles, allonger un bras. L’enseignant guide l’apprentissage des séquences de mouvements à la voix par des indications simples et précises sans montrer le mouvement. La référence visuelle étant évacuée la personne peut se concentrer sur son ressenti. Chacun devient son propre modèle tout en étant invité à découvrir de nouvelles possibilités que celles mises en œuvre habituellement.

Il existe plus de 600 leçons différentes correspondant à l’étude des innombrables possibilités motrices du corps. Détachées de l’idée d’un résultat, ces leçons, rendent curieux, ouvrent des perspectives nouvelles pour les mouvements du corps. C’est un processus de dégagement et d’ouverture qui stimule nos puissances joyeuses.

La procrastination

Ce mot curieux est l’assemblage de crastinus ou «lendemain » en latin et du préfixe pro qui veut dire « en avant ».

Toujours remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même. Les causes sont mal élucidées. On a décrit un lien avec le désir de satisfaction immédiate qui empêche de réaliser en temps voulu une tâche qui n’apporte pas de plaisir. Le plus souvent, il existe un manque de maitrise de soi. Loin d’un mécanisme psychologique unique, il s’agit plutôt d’un trouble du comportement. Souvent les personnes qui en sont atteintes ont plusieurs idées en même temps et c’est cette bousculade d’idées les empêche de se concentrer sur la tâche à accomplir : c’est pourquoi il s’agit souvent de personnes très créatives.

Comment guérir de la procrastination ? Comme il ne s’agit pas d’une maladie mais d’un comportement, on pourra y mettre fin, en mettant en place des attitudes, des comportements qui l’empêcheront. Il existe des livres, des recettes en 10 ou 15 règles, allant de la liste des choses à faire, à la gestion du temps, à l’extinction de l’ordinateur ou l’ouverture d’une seule application à la fois, et toujours le renfort de l’estime de soi qui semble être un facteur important de ces escapades hors de la chose à faire. Souvent perçu comme des paresseux qui n’ont pas de volonté, les « procrastineurs » sont en fait des hyper actifs qui mettent leur volonté à mille choses en même temps.

Marcel Proust qui se disait procrastiner dans son lit a tout de même écrit le plus long roman de la littérature mondiale, « à la recherche du temps perdu », avec 1,5 millions de mots. Comme si le temps perdu était le temps où l’on travaillait le plus ?

L’ordinateur est bon pour la mémoire !

u cours d’une étude observant les sujets de plus de 70 ans, 1 213 sujets ayant des fonctions cognitives normales ont été observés.

L’âge médian était de 77 ans et comprenait 50,4 % de femmes après un suivi moyen de 74 ans, 456 d’entre eux avaient développé des troubles cognitifs légers. En regardant les habitudes de vie et les caractéristiques comparées entre les sujets qui présentaient un trouble cognitif et ceux sans trouble, l’utilisation d’un ordinateur et la pratique d’un jeu de cartes préservaient d’un déclin cognitif. Par contraste une lecture régulière de livres n’était pas protectrice.

Cette étude montre que la pratique de l’ordinateur entraîne une stimulation cognitive globale favorable pour la mémoire.

DOSSIER SOLEIL : le soleil, c’est bon pour la santé !

Le soleil, c’est la vie. Il faut savoir tirer profit de sa formidable énergie car il est une immense source de bienfaits pour notre organisme. À condition d’en user sans en abuser.

Dès que le soleil ose un rayon, terrasses, pelouses, plages s’emplissent instantanément. Naturellement, chacun sait qu’il est indispensable à notre vie. Dès qu’il apparaît, les pensées noires s’envolent et l’humeur s’améliore.

Le phénomène est connu.

Comment le soleil agit sur notre corps ?
La lumière visible du soleil pénètre notre organisme par notre œil, passe par le nerf optique et arrive jusqu’au cerveau. Elle augmente ainsi la production de mélatonine, hormone du sommeil, qui intervient dans la régulation de notre métabolisme. Ainsi, une exposition suffisante à la lumière visible du soleil permet de passer une journée en pleine forme et de bien dormir la nuit.

Quels sont les effets bénéfiques du soleil ?

Les UV auraient des effets anti-inflammatoires, antidépressifs, et apaisants. Ils stimuleraient également le bien être.

Les rayons ultraviolets participent à la consolidation de notre structure osseuse, ce que l’on sait depuis longtemps. Sans lui, nos os seraient incapables de fixer le calcium, car ce sont les rayons UV qui permettent la synthèse de la vitamine D, indispensable à cette fixation. Un rôle essentiel dans la protection contre le rachitisme et l’ostéoporose. La vitamine D intervient aussi dans les défenses immunitaires. Elle a également un effet positif sur la force musculaire : lorsqu’elle est présente à des taux faibles, la force musculaire est diminuée.

En fait, 2 à 3 expositions au soleil par semaine, en été, de 10 à 15 minutes, de la face, des bras, des mains et du dos, est suffisante pour permettre au corps de constituer ses réserves en vitamine D.

Cela correspond au temps nécessaire pour aller travailler à pieds ou pour aller prendre sa voiture.

Un antidépresseur naturel

Il a également été prouvé que le soleil avait des effets bénéfiques sur notre moral. En été, les consultations chez les psys baissent radicalement grâce à la lumière solaire. La lumière a un effet stimulant sur le cerveau alors que son absence a un effet dépresseur.

Les UV guérissent certaines maladies de peau

Ces mêmes rayons sont recommandés (à petites doses) par les dermatologues contre des maladies de peau, tels le psoriasis et le vitiligo. Demandez conseil à votre médecin ou votre dermatologue.

Et ce n’est pas tout !

Une exposition de l’équivalent de 30 minutes aux rayons solaires est bonne pour le cœur. Elle pourrait contribuer à réduire les maladies cardiovasculaires en diminuant la pression artérielle. Cancers, système cardio-vasculaire, hypertension,… On connait aussi les bienfaits du soleil sur des pathologies plus inattendues. À commencer par certains cancers, comme le cancer du côlon, du sein, de la prostate et les lymphomes non-hodgkiniens, amélioration du système cardiovasculaire, consolidation des os…

Le soleil peut donc être considéré comme l’allié de notre santé, à plus d’un titre. À nous d’être prudents et de savoir doser notre exposition pour ne pas faire de cet ami naturel un ennemi redoutable…

DOSSIER SOLEIL : expertise solaire

Questions et réponses sur le soleil !

Qu’est-ce que l’indice UV ?

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’organisation mondiale de la météorologie et le Programme des Nations Unies pour l’environnement ont mis au point un indice universel : l’indice UV. Il exprime l’intensité du rayonnement UV et les risques qu’il représente pour la santé.

Il varie en fonction de :

– la position du soleil dans le ciel, la saison, l’heure, la latitude, l’altitude et la nature du sol

– l’épaisseur de la couche d’ozone,

– la concentration dans l’atmosphère d’aérosols ou de pollutions diverses,

– des nuages.

Le soleil est-il plus dangereux selon la zone géographique (latitude et altitude) ?

La latitude (l’équateur) et l’altitude (l’indice d’UV augmente d’environ 10% tous les 1000 mètres) sont à prendre en compte quand on parle de rayonnement solaire. En effet, le soleil est plus intense dans les tropiques ou en montagne

– A l’équateur : c’est là que la distance entre la terre et le soleil est la plus faible. Le rayonnement UV est moins filtré par l’atmosphère donc les doses d’UVA et UVB sont supérieures à la normale.

– En altitude : plus on monte, plus on se rapproche du soleil et plus on subit la réverbération : on reçoit 2 fois plus d’UV.

Les nuages nous protègent-ils des rayons solaires ?

Le rôle des nuages est en fait souvent trompeur. Seuls les nuages bas et sombres peuvent absorber la quasi-totalité des UV. Les nuages d’altitude donnent une fausse impression de sécurité, ces derniers réduisent fortement l’intensité lumineuse sans réduire pour autant l’intensité des UV. Un voile nuageux d’altitude n’arrête que 5 à 10 % des UV. 95% des UV arrivent sur terre avec un voile nuageux ! Une couche nuageuse d’altitude moyenne arrête 30 à 70% des UV.

L’eau protège-t-elle du soleil ?

L’eau ne protège en rien du soleil. Au contraire, elle provoque un effet de réverbération qui accentue les rayons du soleil. C’est pourquoi il est indispensable d’appliquer de la crème solaire avant de se baigner.

DOSSIER SOLEIL : les produits solaires

Comment fonctionne un produit solaire sur la peau ?

Les crèmes solaires sont fabriquées presque comme les autres crèmes cosmétiques. Elles sont constituées d’un support (souvent une émulsion), dans lequel a été incorporé le système filtrant constitué de filtres solaires associés de façon optimale pour protéger contre les UVB et les UVA. Le filtre solaire protège la peau des effets nocifs des radiations solaires.

LES INDICES DE PROTECTION

Il existe deux types d’indices de protection : les SPF et les PPD.

Que signifie les indices de protection SPF et PPD ?

L’IP ou SPF/FPS juge le pouvoir protecteur contre les UVB soit la capacité d’un produit à retarder l’apparition du coup de soleil. Avec un SPF 15 on augmente de 15 fois la dose d’UV nécessaire pour générer un coup de soleil.

La protection UVA est déterminée par le PPD correspondant à un coefficient qui reflète le temps d’apparition d’une pigmentation persistante et stabilisée provoquée par les UVA.

Un indice plus élevé apporte-t-il une meilleure protection ?

Oui mais il ne faut pas perdre de vue que toutes les personnes ne sont pas égales au regard des risques. Les peaux claires ont besoin d’une protection plus élevée contre les UV que les peaux mates.

Comment choisir son indice de protection solaire ?

Pour choisir sa protection il faut prendre en compte son phototype, la durée et la puissance de l’exposition et son âge.

Ainsi les peaux claires qui ont tendance à très vite être marquer par les effets du soleil doivent utiliser un indice élevé (SPF 50+). Alors que, les peaux mates ou noires, déjà protégées naturellement par la mélanine de leur peau, peuvent utiliser des protections plus faibles.

Un ensoleillement intense (mer, montagne) nécessite un indice élevé.

Pour les enfants, il est recommandé d’utiliser une très haute protection afin d’éviter de diminuer leur capital soleil et de fragiliser leur peau.

Après 40 ans, il est recommandé une crème possédant des propriétés hydratantes, contenant une protection anti-oxydante, et empêchant le desséchement de la peau.

Le choix du SPF varie en fonction de la carnation :

  • Peau foncée > SPF 10/20
  • Peau mate > SPF20/25/30
  • Peau intermédiaire > SPF30/50
  • Peau très claire à claire > SPF50+

Il existe néanmoins une classification des indices comme suit :

– Protection faible : SPF 6, 8, 10

– Protection moyenne : SPF 12, 15, 20, 25

– Protection haute : SPF 30, 40, 50

– Protection très haute : SPF 50+

Quelle texture choisir : lait, crème, spray, huile ?

A même indice de protection solaire, toutes les textures ont le même niveau de protection. Le choix se fait donc plutôt en fonction du type de peau (grasse ou normale) et de la sensibilité de votre peau (peau intolérante), de l’activité que vous êtes en train de faire (les émulsions sont plus stables pour une peau mouillée), du territoire et de la surface d’application (la crème pour le visage, le lait pour le corps, le stick pour les zones fragiles comme les lèvres et le nez) et enfin l’âge (une texture visible pour les enfants, après 40 ans une crème qui sera plus nourrissante qu’un lait).

Faut-il un produit solaire pour le visage et un autre pour le corps ? Et les indices ?

La peau du visage est différente de celle du corps : le visage produit plus de sébum, elle est plus fine et plus fragile, nécessitant un produit solaire avec une texture spécifique. Il est précisé sur les packs si le produit est utilisable sur le corps, le visage ou les deux. Pour l’indice, il n’y a pas de règle. Si vous êtes sujette aux rougeurs, que votre peau est fine et fragile, il conviendra d’utiliser un indice au moins aussi important que sur le corps. Si vous avez déjà quelques couleurs sur le visage, il est possible d’utiliser un indice un peu plus faible.

Les autobronzants protègent-ils du soleil ?

Non, absolument pas. Ils n’arrêtent pas les rayons UV. Ils ont pour fonction de donner une apparence de peau bronzée. Cette apparence de bronzage est due à l’action de la DHA (dihydroxyacétone), qui brunit la peau en surface, sans faire appel au système naturel de protection. En cas d’exposition au soleil, il est indispensable de se protéger avec un produit de protection adapté à son type de peau.

Peut-on utiliser la protection solaire de l’année précédente ?

Non. Un produit solaire qui n’a pas encore été ouvert peut être conservé au maximum 3 ans.

Il est important de savoir que les changements de températures ainsi que les éléments extérieurs ont un impact sur la qualité ainsi que les propriétés protectrices du produit. Le sable sur l’orifice du tube, l’exposition à de très fortes températures, le produit tombé dans l’eau, sont autant de facteurs à ne pas négliger. Une protection solaire ne doit pas être réutilisée d’une année à l’autre, en raison de la fragilité des filtres solaires qui composent le produit.

Que veulent dire les sigles?

• IP (indice de protection),

• SPF (sunburn protection factor)

• FPS (facteur de protection solaire)

• PPD (Persistent Pigmentation Darkening).