Qu’est-ce que la proprioception ?

Tels nos cinq sens extérieurs (vision, toucher, audition, gustation, olfaction) qui nous donnent de l’information sur l’environnement extérieur, nous avons aussi un sens intérieur qui nous fournit des informations sur notre corps : le système proprioceptif (responsable de la proprioception). La proprioception provient de la stimulation de récepteurs appelés mécano-récepteurs situés dans les muscles, les tendons et les articulations. Ils détectent les changements de position de nos articulations ainsi que la vitesse de nos mouvements.
Les informations recueillies sont acheminées vers le cerveau qui les analyse et adapte la réponse en contractant ou en relâchant certains muscles selon les besoins de la situation.

Les renseignements transmis par les mécano-récepteurs au cerveau sont intégrés aux informations des autres sens, notamment la vision.
Pour arriver à représenter en temps réel la position de notre corps en trois dimensions, la proprioception a recours à un système de référence qui se nomme le schéma corporel et constitue une représentation mentale du corps humain. Le schéma corporel est élaboré durant l’enfance et il est constamment mis à jour en fonction de ce que nous faisons et de ce que nous subissons comme une blessure, un changement de poids, etc. Or, il arrive que le schéma corporel soit biaisé, comme s’il devenait moins fidèle à la réalité et perdait en précision. La proprioception joue donc un rôle prépondérant dans le contrôle de l’équilibre, mais aussi dans l’ajustement de gestes techniques.
Son altération augmente le risque de chutes, pour y remédier, il faut pratiquer une activité physique qui contribue aussi à augmenter la force générale, la souplesse, et un état de bien être…

Mémo:

C’est ce qui nous permet d’éviter une chute sur une plaque de verglas. Dans cette situation, un mouvement trop rapide du pied active les mécanorécepteurs, l’information est alors communiquée au cerveau qui corrige immédiatement un déplacement trop important du centre de gravité, et la chute est évitée.

Une posture trop courbée peut finir par biaiser le schéma corporel. En effet, si au fil du temps notre posture s’affaisse. Le cerveau modifie alors ses références et cette posture pourtant anormale devient alors la norme. La proprioception peut être biaisée à l’inverse, on l’observe chez les personnes amputées qui perçoivent des mouvements ou des douleurs dans un membre qui n’existent plus.

Le massage et ses bienfaits

Le massage n’est pas né d’hier, certaines techniques ont été créées il y a plus de 6 000 ans comme le célèbre massage ayurvédique.

En Europe, ce sont les Grecs qui développèrent le massage, il y a environ 2 000 ans. Le terme « massage » est d’ailleurs apparu dans le vocabulaire français au 19ème siècle. « Massage » vient du grec « massein » et de l’hébreu « mashesh » et de l’arabe « mass » ce qui, au final, signifie « presser légèrement », « palper », « pétrir ».

Au cours de l’histoire, il fut tantôt très apprécié tantôt interdit.

Le massage manuel consiste en un ensemble de techniques avec mobilisation thérapeutique des tissus.

Physiologiquement, on travaille sur la peau, les muscles et la circulation sanguine. Dans tous les cas, les mains du masseur stimulent les 2 mètres carrés de peau et les 5 millions de récepteurs qui sont à la surface ! Ces récepteurs sont reliés à des nerfs qui vont directement vers l’hypothalamus, la glande située dans le cerveau. Grâce au massage, cette dernière déclenche la production d’hormones du plaisir, comme l’ocytocine, et des messages chimiques. Ce sont eux qui apportent les sensations d’apaisement et de stimulation.

En agissant sur le corps, le massage a des effets positifs sur l’esprit, l’attention et la prise de conscience des émotions. Il apporte au patient une énergie nouvelle. Il contribue à réduire le stress, à prévenir la maladie et à améliorer l’état de sa santé.

Étirer les muscles, mobiliser les articulations, malaxer les points douloureux, c’est l’art de guérir le plus ancien. Se faire masser, c’est prendre soin de soi mais aussi mieux résister au stress déclencheur de pathologies.

Le massage agit sur le corps et l’esprit

Ses effets positifs sur le corps :

• Il soulage les douleurs,

• Il agit comme les antalgiques, sans les effets secondaires de ces derniers,

• Il rend les muscles plus souples et plus élastiques,

• Il améliore la mobilité articulaire,

• Il évacue des toxines et des graisses à l’origine des cellulites.

Ses effets positifs sur l’organisme :

• Il apporte détente, calme et bonne humeur,

• Il favorise le sommeil,

• Il aide à lutter contre le stress, l’anxiété et l’état dépressif,

• Il augmente la capacité respiratoire,

• Il améliore la digestion et réduit la constipation,

• Il améliore la circulation sanguine et lymphatique,

• Il améliore l’oxygénation des tissus.

Et si la lumière était « thérapeutique » ?

Serait-ce le blues hivernal ? Cette déprime, qui se traduit la plupart du temps par une baisse d’énergie, une fatigue récurrente, des soucis de concentration et une diminution des envies et désirs pour quoi que ce soit. C’est parti pour un bain de lumière !

La première fois que j’ai entendu parler de luminothérapie, ce fut dans un « bar à soleil »… c’était en Laponie il y a 25 ans…

Mais de quoi s’agit-il ?

Les habitants des pays nordiques sont dans une zone du globe qui ne reçoit pas de lumière solaire en hiver. C’est-à-dire, qu’ils vivent 2 mois entiers sans soleil, ce qui engendre un grand nombre d’insomniaques et de cas de dépressions durant cette période. Comment font-ils pour surmonter ce manque ? Il a été démontré scientifiquement que vivre en absence d’exposition solaire est nocif pour la santé. Les pays concernés par un faible taux d’ensoleillement ont fait l’objet de mises en garde importantes, ce qui a amené les autorités à mettre en place différents systèmes et différentes infrastructures pour compenser ce manque d’ensoleillement.

Les recherches scientifiques montrent qu’avec des hivers et des nuits presque interminables, le taux le plus élevé de suicide est en Suède et en Norvège durant les saisons hivernales. Au Canada, environ 18 % des populations sont sujets à une déprime hivernale. Vous l’aurez donc compris, les « bars à soleil » sont des cafés qui proposent à leurs clients des séances de luminothérapie… au lieu et place de la tasse à café, vous retrouvez devant un panneau lumineux dont la lumière est proche du spectre solaire. Un vrai bain de lumière !

La luminothérapie ?

Cela consiste à exposer les yeux à une lumière d’intensité et de spectre lumineux spécifique proche de la lumière solaire. À la base, elle est utilisée comme traitement psychiatrique proposé pour la dépression et l’insomnie.

L’usage thérapeutique de la lumière naturelle en médecine remonte à la fin du XIXe siècle. Son effet remarquable sur la stimulation du système immunitaire et la lutte aux infections provoqua le développement des premières techniques de luminothérapie, récompensées, en 1903, par le prix Nobel de physiologie ou médecine remis au médecin danois Niels Ryberg Finsen. En France, la technique s’est popularisée dans les années 1920, entre autres par Jean Saidman, créateur de fameux solariums tournants à Aix-lesBains, Vallauris et Jamnagar (Inde), ainsi que les frères Biancani.

À raison d’une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, l’état de dépression saisonnière disparaît en moins de 15 jours.

Quelle prévention mettre en place pour lutter contre cette « déprime hivernale » ?

Le principe est simple : il suffit d’exposer son organisme à une lampe spécialement étudiée pour offrir un maximum de lumière. Certains hôpitaux sont équipés pour proposer ainsi des séances de luminothérapie : soit les patients viennent dans l’établissement, soit ils se font prêter une lampe portative. L’efficacité de ce traitement de luminothérapie est avérée ! À raison d’une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, l’état de dépression saisonnière disparaît en moins de 15 jours. Des cures de lumière préventives peuvent aussi balayer le coup de blues avant qu’il ne vienne noircir vos pensées.

Nos Conseils :

Les séances de luminothérapie ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale mais on peut les faire chez soi, grâce à des lampes spécifiques.

Il en existe deux types :

• la lampe classique de luminothérapie, qui est un éclairage de bureau utilisable comme lampe de travail et appareil de traitement. Elle permet

de s’exposer à une forte luminosité, sans perturber le cours de la journée.

• le « simulateur d’aube », qui permet de simuler le lever et le coucher du soleil.

Il remplace le « signal » manquant à notre organisme lorsque l’on se lève et qu’il fait encore nuit, et permet ainsi un lever plus en douceur et agréable. Il ne permet cependant pas de combattre les vraies dépressions saisonnières.

Avant toute utilisation de ces lampes, il faut demander l’avis d’un médecin et consulter un ophtalmologue, si vous souffrez de pathologies oculaires, car les ampoules ont une forte intensité (au minimum 2 500 lux*). Enfin, il faut toujours se placer au moins à un mètre de l’appareil.

Comptez en moyenne pour une lampe de luminothérapie entre une vingtaine d’euros jusqu’à plusieurs centaines d’euros ! Alors faites le bon choix et n’hésitez pas à vous faire conseiller par des professionnels.

En conclusion, profitez de la lumière du jour pour vous ressourcer et faire par la même occasion quelques minutes d’exercice quotidiennement ! Souvenez-vous : 30 minutes par jour suffisent !

* Pour ne pas perturber notre équilibre interne, nos yeux doivent recevoir un niveau de luminosité diffusé par le soleil d’au moins 2 000 lux (unité de mesure de la lumière). En hiver, ce niveau n’est que de 500 lux, ce qui provoque, chez certaines personnes, de la fatigue et un manque de force. Cela entraîne alors une hyperphagie pour les sucres, une prise de poids et une hypersomnie.

QUELQUES CHIFFRES :

Les recherches scientifiques montrent qu’avec des hivers et des nuits presque interminables, le taux le plus élevé de suicide est en Suède et en Norvège durant les saisons hivernales. Au Canada, environ 18% des populations sont sujets à une déprime hivernale.

Certains individus sont plus touchés par ce problème. C’est le cas de 3 % à 8 % dans les pays du nord, dont une grande partie sont des femmes.

Avec des jours très courts, où en moyenne le soleil n’apparaît que 27 h durant tout le mois de décembre (dans la ville de Helsinki) contre 53 h à Paris (pour 240 h en moyenne au mois de juillet), le rythme des habitants se ralenti, vivant presque dans le noir durant le mois.

Les symptômes du « blues hivernal » (extrait de « Soif de lumière »)

Quand le soleil se fait rare, ne ressentez-vous jamais une baisse sensible et générale de votre énergie vitale, de votre productivité, de vos performances physiques et/ou intellectuelles et de votre créativité ?

Et ne constatez-vous pas, parallèlement à cette  » baisse générale de régime « , une augmentation de votre besoin de sommeil, la montée en puissance d’une envie insatiable et irrésistible de grignoter un peu n’importe quand, et n’avez-vous pas un besoin inhabituel de manger de grandes quantités de féculents et de mets sucrés ? Si tels sont vos  » symptômes M quand vous manquez de lumière solaire, c’est que vous faites partie des 20 % d’Européens souffrant aux changements de saisons de ce qu’on appelle couramment le blues hivernal, et, scientifiquement, le SAD (Saisonal Affective Disorder) ou, en français, le THS (Trouble de l’humeur saisonnier). Ce syndrome est connu depuis l’Antiquité, mais c’est en 1973 qu’une équipe de chercheurs du NIMH (National Institute of Mental Health) a mis au point une technique de soins, consistant à se placer chaque matin, pendant 20 minutes environ, devant un panneau lumineux dont la lumière est proche du spectre solaire. Ainsi naquit la luminothérapie !

Les résultats sont immédiats et étonnants !

La maltraitance des personnes âgées: un tabou à faire tomber

Tous les 15 juin, la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées permet de mettre en avant ce phénomène tabou, méconnu mais bien plus régulier que l’on peut le croire.

Il existe un numéro vert gratuit permettant de signaler les cas de maltraitances : le 3977. C’est le numéro de la Fédération 3977 contre la maltraitance.

En 2016, il y a eu plus de 29.000 appels sur cette plateforme nationale et les 55 centres d’écoute. Ce chiffre vous paraît élevé ? La réalité est bien pire ! S’il n’existe pas d’études sur ce sujet, Michèle Delaunay en 2013 avançait le chiffre de 600.000 seniors victimes de maltraitance. L’OMS quant à elle estime que 1 personne âgée sur 10 est victime de maltraitance et que seul 1 cas sur 24 est notifié.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon lors de la Journée mondiale de 2016 avait déjà invité « les Etats membres et à la société civile à faire preuve d’une plus grande détermination et à redoubler d’efforts pour éliminer toute forme de violences et de mauvais traitements contre les personnes âgées. »

Mais qu’entend-on par « Maltraitance » ?

La maltraitance est « un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime ».

La maltraitance est principalement psychologique : humiliations, insultes, menaces. Mais il existe aussi des cas de maltraitances physiques et sexuelles. N’oublions pas les abus financiers, qui ne sont pas que de la responsabilité de sociétés de démarchage ou d’artisans peu honnêtes : la famille de la personne âgée est aussi responsable, parfois sans s’en rendre compte.

En plus de ces cas de maltraitances disons volontaires, il existe tout un champ de maltraitance dite passive : les cas de négligences, que ce soit par manque de connaissance, par épuisement de l’aidant, par manque de temps. Ce type de maltraitance n’est pas intentionnelle mais est assez courante.

Au fil des informations télévisées ou dans la presse écrite, nous entendons régulièrement parler de cas de maltraitance dans les services d’hébergement des personnes âgées. Mais cela biaise la réalité : si ces cas sont mis en avant car souvent extrêmes et sur un grand nombre de seniors, 70% des cas de maltraitance ont lieu au domicile des personnes et dans 50% des cas le maltraitant est un membre de la famille (même si dans ce cas, la maltraitance est très majoritairement une maltraitance passive non intentionnelle). Les établissements sont au contraire un moyen de protection de la personne âgée contre la maltraitance. En revanche, l’isolement de la personne est un facteur aggravant de la maltraitance.

Il est temps de briser le tabou et d’éliminer la maltraitance. N’hésitez pas à appeler le 3977, que vous soyez une victime de maltraitance ou une personne ayant peur de faire preuve de maltraitance envers une personne âgée : les psychologues du 3977 vous aideront, vous conseilleront et vous écouteront de manière bienveillante.

Gagnez en confort de vie avec l’appareillage auditif

Vous rencontrez des difficultés à suivre certaines conversations, et avez la sensation que les personnes autour de vous n’articulent pas ? Vous avez tendance à augmenter le son de la télévision, et n’entendez parfois pas votre sonnerie du téléphone ?

Comme 5 millions de Français, vous souffrez peut-être de problèmes d’audition.

Ne laissez pas votre confort de vie, votre vie sociale et professionnelle, pâtir de cette situation. En cas de doute, faites-vous dépister afin d’éviter l’aggravation irréversible des symptômes.

Dans la continuité du dépistage, et sur diagnostic et prescription médicale d’un médecin ORL, un appareillage auditif pourra vous être proposé. Cette démarche personnelle, relayée souvent par l’entourage, nécessite une prise en charge complète du patient par l’audioprothésiste.

Vous l’aurez compris, la réussite de l’appareillage implique un vrai travail d’écoute et d’échange entre le patient et son audioprothésiste. C’est pourquoi il est important de choisir un professionnel diplômé d’État dans lequel vous avez confiance.

L’audioprothésiste vous accompagnera dans le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité de la prothèse auditive ainsi que dans la prise en main et l’entretien de vos appareils auditifs.

Comment se déroule le premier rendez-vous ?

Lors du premier rendez-vous, un bilan complet des capacités auditives est effectué : celui-ci tient compte de la perte auditive, de la compréhension, de l’anatomie auriculaire, des besoins spécifiques du patient. En fonction des résultats et des attentes, l’audioprothésiste informe son patient sur les différentes solutions d’appareillage possibles, leurs utilisations, leur entretien, l’estimation de leur coût et les conditions de remboursement par les organismes de prise en charge.

Existe-t-il une garantie de résultat ?

L’appareil est prêté gratuitement pendant un mois, sans engagement, ce qui permet au patient de se rendre compte et de vérifier que cela correspond bien à ses attentes. Durant cette période, le patient reverra l’audioprothésiste toutes les semaines afin de réaliser progressivement la rééducation de l’oreille. Après vérification de l’efficacité des réglages et au terme de l’essai, le patient valide ou non l’appareillage. Durant ces essais le patient est également libre de demander un essai comparatif pour éventuellement se rendre compte du bénéfice ou non d’une autre aide auditive.

L’efficacité est-elle permanente ?

Les audioprothésistes garantissent un suivi régulier de l’appareillage. Un contrôle est réalisé tous les quatre à six mois pour vérifier la stabilité de l’audition ainsi que les paramétrages. Si besoin, une mise à jour informatique est effectuée pour tenir compte des évolutions. Ces rendez-vous sont aussi l’occasion pour l’audioprothésiste, de contrôler l’état des aides auditives. Tous ces rendez-vous sont gratuits et font partie de la prestation d’appareillage.

L’audition et la surdité

L’audition, si elle permet la communication, a également une fonction très importante dans la structuration du temps et de l’espace chez l’individu. C’est aussi en partie grâce à elle que nous pouvons être vigilants, en alerte.

En outre, elle peut être source de plaisir (musique, chants des oiseaux, mots doux…).

Comment fonctionne l’audition ?

L’oreille peut être divisée en 3 parties :

-l’oreille externe (pavillon, conduit auditif)

-l’oreille moyenne (le tympan et les osselets)

-l’oreille interne (la cochlée et le nerf auditif)

L’onde sonore pénètre dans l’oreille. Elle est transmise d’abord par une action mécanique (la vibration est conduite par le tympan et les osselets), puis neurologiquement (l’information, transformée en influx nerveux, est transmise par le nerf auditif aux aires du cerveau).

La surdité peut toucher ces différentes parties de l’oreille. On parlera alors de surdité de transmission (atteinte de l’oreille externe ou moyenne) ou de perception (atteinte de l’oreille interne).

La surdité peut avoir des causes différentes (hérédité, maladies, bruit, vieillissement…). Elle peut être plus ou moins importante (surdité légère, moyenne, sévère, profonde).

Enfin, elle peut être congénitale (de naissance), ou acquise.

Il existe donc tout un faisceau de surdités, dont les conséquences sur l’audition sont différentes.

Certains signes peuvent alerter :

– les bruits paraissent étouffés,

– la musique, la parole à la TV paraissent déformées,

– la personne fait souvent répéter,

– parfois certains sons sont douloureux, font sursauter, ou sont déclarés insupportables (mais sont déclarés « normaux » pour l’entourage),

– l’environnement devient comme plus bruyant, fatigant, difficilement supportable, «tout va trop vite»,

– la sonnette n’est pas toujours entendue,

– les communications téléphoniques sont plus difficiles.

Il peut alors être utile de consulter un ORL, qui réalisera un audiogramme (mesure de l’audition).

Si un appareillage s’avère nécessaire, il sera choisi notamment en fonction des caractéristiques de la surdité.

Il existe plusieurs types d’appareillages :

-la prothèse conventionnelle avec contour d’oreille, mise en place et réglée par l’audioprothésiste

-les implants à ancrage osseux

-les implants cochléaires

La surdité, surtout si elle est congénitale, a d’importantes répercussions sur le langage, tant sur le plan de l’expression que de la compréhension. Une prise en charge pluridisciplinaire souvent longue et intensive sera indispensable.

Il existe cependant des façons d’aider une personne malentendante à communiquer plus aisément, comme par exemple lui faciliter la lecture labiale, ne pas crier, avoir un débit pas trop rapide, une articulation naturelle et une attitude expressive.

Aujourd’hui en France, il existe plus de 5 millions de malentendants, dont presque 400 000 sourds profonds.

L’été avec les huiles essentielles

L’été, vous pouvez compter sur les huiles essentielles pour prendre soin de vous, même en vacances: pour apaiser votre peau échauffée par le soleil, pour éloigner les moustiques, pour lutter contre le mal des transports ou simplement vous détendre.

Parer aux coups de soleil

L’été, quel plaisir de lézarder en terrasse ou sur la plage !

Mais attention au rayonnement ultraviolet : 25 minutes d’exposition suffisent pour virer écrevisse. La solution ? Se protéger à l’aide d’une crème solaire à indice élevé, évidemment. Mais pas seulement. Il faut aussi avoir préparé sa peau à affronter les UV.

En prévention

De 15 jours à 3 semaines avant le départ, tartinez-vous d’un mélange de 20 gouttes d’huile essentielle de carotte, diluées dans 100ml d’huile d’amande douce. Cette préparation va stimuler la mélanogenèse, à savoir la production de mélanine, le pigment qui protège la peau des rayons du soleil. En prime, elle apporte de l’éclat et colore légèrement l’épiderme. De quoi arriver déjà hâlée en vacances !

En traitement

Si votre peau est rouge, chaude et hypersensible au toucher, faites pénétrer doucement sur les zones brûlées une préparation contenant 2 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic diluées dans une noix de gel d’aloe vera. Rien de tel pour apaiser la sensation de feu et aider l’épiderme à se régénérer. Pensez à renouveler l’application toutes les heures pendant 2 ou 3 jours.

Tenir les moustiques à distances

Ces petites bêtes sont un véritable fléau. Heureusement, des solutions existent pour les tenir à distance et, si c’est trop tard, soulager leurs piqûres.

En prévention

Vous avez une peau à moustique ? Cette année, ils iront voir ailleurs si vous utilisez l’huile essentielle d’eucalyptus citronné. Son parfum est si fort qu’il masque l’odeur du corps humain et désoriente la femelle, seule responsable des piqûres. Parmi les stratégies possibles, vous avez le choix entre : en verser 15 gouttes dans un diffuseur, en déposer 5 gouttes sur un mouchoir à placer dans votre chambre et celles de vos enfants de plus de 7 ans, ou en mélanger 1 goutte à une noix de crème corporelle.

En traitement

Ayez le réflexe lavande officinale. Grâce aux propriétés apaisantes et anti-inflammatoires de son huile essentielle, 1 goutte appliquée au plus vite sur le bouton calmera efficacement les démangeaisons.

A répéter toutes les heures jusqu’à soulagement complet. Si l’attaque est étendue, diluez 6 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile végétale (3 gouttes pour un enfant entre 7 et 12 ans). Cette préparation fonctionne également pour calmer les brûlures et/ou les démangeaisons dues aux piqûres d’orties, de méduses, de vives et d’aoûtats.

En finir avec le mal des transports

Généralement, une heure à peine d’autoroute suffit pour que vous ressentiez nausées, vertiges et mal de tête…

En prévention

La veille du départ, avalez 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée (à réserver aux plus de 15 ans), dont les vertus anti-nauséeuses ont été reconnues par l’Organisation mondiale de la santé. Le jour J, renouvelez la prise 30 minutes avant le départ. Chez les enfants, utilisez cette huile essentielle en massage: dans une 1/2 cuillerée à café d’huile végétale, versez 2 gouttes pour les petits (7-10 ans), 3 gouttes pour les plus grands (10-15 ans). Ce mélange s’applique par légers mouvements circulaires sur l’abdomen 30 minutes avant de les faire monter en voiture, en avion ou en bateau.

En traitement

Si les à-coups (ou le roulis) ont fini par avoir raison de votre oreille interne, avalez sans tarder 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée associée à 1 goutte d’essence de citron jaune, aux vertus rafraîchissantes. Ce cocktail devrait apaiser votre malaise en quelques minutes. Pour mettre un terme aux plaintes désespérées de vos petits en proie aux nausées, déposez 1 goutte d’essence de mandarine directement dans leur bouche. A renouveler toutes les 2 heures en cas de besoin.

Dire adieu à la lucite estivale bénigne

Chaque année, 10% des adultes sont touchés par cette allergie solaire. Environ 48 heures après la seconde exposition au soleil, des petits boutons rouges et des plaques font leur apparition sur les bras et le buste. Si cette réaction disparaît en 5 à 10 jours, elle reste inesthétique et surtout, démange énormément. Heureusement, il est possible de la prévenir ou d’accélérer sa guérison.

En prévention

De 3 semaines à 1 mois avant de vous exposer, renforcez votre peau contre les assauts des UV grâce à l’huile essentielle de géranium rosat. Ses propriétés anti-infammatoires sauront mettre votre épiderme sous haute protection. Diluez-en 25 gouttes dans 50 ml d’huile végétale de rose musquée riche en carotène et appliquez-la une fois par jour sur les zones à risque.

En traitement

Démangeaisons, plaques rouges et sensations de brûlure sont autant de symptômes que traite l’huile essentielle de lavande aspic, aux vertus anti-infammatoires, antiprurit, antalgiques et cicatrisantes. Versez-en 2 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile d’amande douce et appliquez chaque soir cette préparation sur les zones touchées. Renouvelez l’application durant toute la durée de l’ensoleillement.

Garder des jambes légères

L’été, nos jambes ne sont parfois pas à la noce ! Lourdeurs, douleurs, gonflements, fourmillements… Selon une étude Taylor Nelson-Sofres (2013), 55% des femmes de plus de 30 ans ressentent régulièrement ces désagréables sensations liées à l’insuffisance veineuse.

En prévention

Deux semaines avant le départ, donnez un coup de fouet à la circulation sanguine. Mélangez 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, aux effets toniques veineux, dans 1 cuillerée à café d’huile végétale (amande douce, macadamia…) et massez-vous chaque jour avec ce cocktail en procédant par mouvements ascendants des chevilles vers les cuisses.

En traitement

Démangeaisons, plaques rouges et sensations de brûlure sont autant de symptômes que traite l’huile essentielle de lavande aspic, aux vertus anti-inflammatoires, antiprurit, antalgiques et cicatrisantes. Versez-en 2 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile d’amande douce et appliquez chaque soir cette préparation sur les

Dès l’apparition des premières sensations de lourdeurs ou de gonflements, faites circuler le sang avec l’huile essentielle de cyprès. Ses propriétés vasoconstrictrices et décongestionnantes aident à lutter contre l’oedème et la stase veineuse. Il suffit de 10 gouttes diluées dans 1 cuillerée à soupe d’huile végétale, à faire pénétrer matin et soir en allant des chevilles vers les cuisses. Si, en fin de journée, vous avez les pieds et les jambes fatigués, vous pouvez également mélanger 10 gouttes de cette huile essentielle à du lait en poudre et verser le tout dans une bassine d’eau fraîche. Il suffit ensuite d’y plonger les pieds…Idéal pour se délasser !